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L'actualité des entreprises martiniquaises

Si les territoires ultramarins résistaient jusqu’alors à la montée en puissance du e-commerce, la pandémie et les fermetures de commerces exigées pour raisons sanitaires ont contraint les entreprises de nos territoires à s’adapter. 

Flexibilité, agilité, réactivité sont désormais les maîtres mots. 

Les DOM dont les marchés expérimentaient jusqu’à 2020 une certaine rigidité face à l’arrivée du Tsunami « E-commerce » ont finalement décidés de faire le grand plongeon dans le monde du digital. Et c’est un élément exogène et imprévisible qui les y a obligé : une pandémie d’une ampleur quasi inédite.

Pourquoi a-t-il fallu attendre 2020, et l’urgence du changement, pour faire céder nos marchés et leurs acteurs au pouvoir d’attraction du E-commerce ? 

La réponse se situe (comme souvent) dans une accumulation de facteurs, un cercle vicieux où chaque acteur a joué un rôle : 

  • Les propriétaire et dirigeants d’entreprises : la résistance au changement de ces derniers à fortement ralenti la digitalisation de nos entreprises, ce n’est pas nouveau, le changement effraye. Qui plus est quand il s’agit de digital, un domaine auquel peu de dirigeants ont été formés et qu’ils ont donc le sentiment de ne pas maîtriser. Inquiets d’initier un changement qu’ils ne sauraient encadrer, rares sont ceux qui s’y sont attelés.  
  • Les consommateurs : le virage digital aurait été pris s’il avait été exigé par les consommateurs. Or il ne l’a pas été ! C’est donc aussi l’absence d’une demande pressente de la part des consommateurs qui est responsable du retard pris dans les DOM en matière de digital et de E-commerce. Ces derniers se sont résignés au retard du territoire en matière de digital. 
  • La logistique : on comprend les consommateurs et le fait qu’ils se soient résignés parce qu’après tout à quoi bon passer au digital si ce n’est que pour faire du lèche vitrine, si les sites internet ne sont que des vitrines peu ergonomiques où l’expérience utilisateurs est catastrophique et sur lesquelles on ne peut pas commander. 
    On ne peut pas commander faute d’organisation logistique, les rares entreprises qui s’étaient décidées à avoir un site internet actualisé à l’ergonomie bien pensée n’avaient pas encore l’organisation logistique pour gérer la prise de commande et surtout les livraisons. 

Le marché revenait donc de loin, et beaucoup restait à faire pour les faire entrer dans les années 2020. 

Le coup de pouce qu’il fallait est venu de façon tragique et inattendue.

Cette pandémie, a en effet permit aux entreprises de réaliser que le digital et en particulier le E-commerce n’étaient pas des ennemis mais des alliés !
Leur meilleur allié contre la baisse drastique de leur chiffre d’affaires ! 

Alors que tous les points de vente physiques ont dû fermer et que les semaines se succèdent il est urgent de réagir. Et la réponse, les entreprises l’avaient déjà : LE DIGITAL. 

Alors ça y est, le déclique s’est produit et il n’est finalement pas venu des clients, ni des dirigeants, il est venu d’un facteur exogène : la pandémie. 

Partout on voit fleurir les solutions de drive improvisées dans l’urgence, des commandes par téléphone, des paiements par téléphone eux aussi… Des solutions palliatives, prises dans l’urgence par des dirigeants dos au mur qui doivent assurer la pérennité de leur entreprise et sauver les emplois. 

Mais si l’incertitude ambiante ne permet pas des investissements massifs dans le digital, une chose est sûre : il y aura un avant et un après et dans l’après il y aura des sites internet ergonomiques, du digital, du E-commerce et des solutions de drive ! 

Bienvenue en 2020 !

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